Monday, April 13, 2009
Tuesday, April 7, 2009
Existe-il une philosophie punu?
Ca 1175 «ensemble de disciplines spéculatives, comprenant la logique, la morale, la physique et la métaphysique, dont l'enseignement et l'étude, fondés sur les Auctores, succédaient à ceux des arts libéraux» (Benoît de Ste-Maure, Ducs Normandie, éd. C. Fahlin, 31216).
A mon avis ce serait un abus de language de parler d'une philosophie punu dans le sens strict du mot, mais une supercherie de dire qu'il a exister qu'une philosophie grec ou egyptienne. A mon avies la philosophie est universelle et chaque culture porte quelques element de cette philosophie. S'il n'existe pas une philosie fang, punu etc... Il existe pourtant bien une maniere de penser fang, punu ou Mitsogho.
La societe punu comprenait en son sein une classe de personnes appele bandoumbe, homme riches et plain de sagesse, les chefs de lignage charge d'organiser le commerce sur leurs terres....ou batu ba dyela.
Les hommes les plus riches etaient les bijaga, et la classe des citoyens les fumu qui veut dire homme libre, tandis que les esclaves etaient designes bavige.
La cause de l’ethnophilosophie semble être entendue. La mythologie, les contes, les légendes, etc., sont considérées comme n’ayant rien à voir avec la philosophie. Une distance insurmontable sépare les deux modes de pensée. Il faut restituer à la philosophie son concept, son sens, sa définition. Il faut renoncer résolument à l’« usage populaire (idéologique) » du terme philosophie pour reprendre son « usage rigoureux (théorique) ». Dans ce sens rigoureux, strict, écrit Paulin Hountondji, « on n’est pas plus spontanément philosophe qu’on n’est spontanément chimiste, physicien ou mathématicien, la philosophie étant, au même titre que les mathématiques, la physique, la chimie, etc., une discipline théorique spécifique ayant ses exigences propres et obéissant à des règles méthodologiques déterminées. »20 Le caractère rigoureux de la philosophie exige aussi un apprentissage rigoureux. On ne fait pas de la philosophie comme on respire, il faut se livrer à un exercice assidu de réflexion, d’argumentation, de contre-argumentation. Il faut se mettre à l’école des grands maîtres, de « ceux qui fondent la philosophie et ne cessent de l’engendrer » (Jaspers). La philosophie est une « discipline », à la fois comme exigence, mais aussi au même titre que les autres disciplines qu’on enseigne dans les écoles.
Alors quelle philosophie pour les punu?
C’est la philosophie qui « apprend à lier le bois au bois », à « vaincre sans avoir raison ».
Le paradoxe des langues
Car une « vraie langue » est une langue écrite. Une « vraie philosophie » aussi. La philosophie, disait Hountondji, n’est rien d’autre que des textes philosophiques. Sans Platon qui recueillit et mit par écrit la pensée de Socrate, ajoute Hountondji, celle-ci serait restée au stade de non philosophie. Il faut donc savoir écrire. L’écriture, comme la langue, permet de distinguer ceux qui sont civilisés de ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont aptes à la philosophie de ceux qui ne le sont pas.
Elle est toujours porteuse d’une vision du monde, de la manière dont un peuple analyse sa propre réalité. Kwasi Wiredu soutient par exemple qu’on ne peut véritablement pratiquer la philosophie africaine que si on s’astreint à penser à travers les langues africaines elles-mêmes : « The main antidote to that impediment, as far as I can see, is for African philosophers to try to think philosophically in their own vernaculars, even if they still have to expound their results in some Western language. » (“Conceptual decolonisation as an imperative in contemporary African philosophy: some personal reflections.”, Rue Descartes, n° 36, Paris, PUF, 2002, pp. 56-57).
A mon avis ce serait un abus de language de parler d'une philosophie punu dans le sens strict du mot, mais une supercherie de dire qu'il a exister qu'une philosophie grec ou egyptienne. A mon avies la philosophie est universelle et chaque culture porte quelques element de cette philosophie. S'il n'existe pas une philosie fang, punu etc... Il existe pourtant bien une maniere de penser fang, punu ou Mitsogho.
La societe punu comprenait en son sein une classe de personnes appele bandoumbe, homme riches et plain de sagesse, les chefs de lignage charge d'organiser le commerce sur leurs terres....ou batu ba dyela.
Les hommes les plus riches etaient les bijaga, et la classe des citoyens les fumu qui veut dire homme libre, tandis que les esclaves etaient designes bavige.
La cause de l’ethnophilosophie semble être entendue. La mythologie, les contes, les légendes, etc., sont considérées comme n’ayant rien à voir avec la philosophie. Une distance insurmontable sépare les deux modes de pensée. Il faut restituer à la philosophie son concept, son sens, sa définition. Il faut renoncer résolument à l’« usage populaire (idéologique) » du terme philosophie pour reprendre son « usage rigoureux (théorique) ». Dans ce sens rigoureux, strict, écrit Paulin Hountondji, « on n’est pas plus spontanément philosophe qu’on n’est spontanément chimiste, physicien ou mathématicien, la philosophie étant, au même titre que les mathématiques, la physique, la chimie, etc., une discipline théorique spécifique ayant ses exigences propres et obéissant à des règles méthodologiques déterminées. »20 Le caractère rigoureux de la philosophie exige aussi un apprentissage rigoureux. On ne fait pas de la philosophie comme on respire, il faut se livrer à un exercice assidu de réflexion, d’argumentation, de contre-argumentation. Il faut se mettre à l’école des grands maîtres, de « ceux qui fondent la philosophie et ne cessent de l’engendrer » (Jaspers). La philosophie est une « discipline », à la fois comme exigence, mais aussi au même titre que les autres disciplines qu’on enseigne dans les écoles.
Alors quelle philosophie pour les punu?
C’est la philosophie qui « apprend à lier le bois au bois », à « vaincre sans avoir raison ».
Le paradoxe des langues
Car une « vraie langue » est une langue écrite. Une « vraie philosophie » aussi. La philosophie, disait Hountondji, n’est rien d’autre que des textes philosophiques. Sans Platon qui recueillit et mit par écrit la pensée de Socrate, ajoute Hountondji, celle-ci serait restée au stade de non philosophie. Il faut donc savoir écrire. L’écriture, comme la langue, permet de distinguer ceux qui sont civilisés de ceux qui ne le sont pas, ceux qui sont aptes à la philosophie de ceux qui ne le sont pas.
Elle est toujours porteuse d’une vision du monde, de la manière dont un peuple analyse sa propre réalité. Kwasi Wiredu soutient par exemple qu’on ne peut véritablement pratiquer la philosophie africaine que si on s’astreint à penser à travers les langues africaines elles-mêmes : « The main antidote to that impediment, as far as I can see, is for African philosophers to try to think philosophically in their own vernaculars, even if they still have to expound their results in some Western language. » (“Conceptual decolonisation as an imperative in contemporary African philosophy: some personal reflections.”, Rue Descartes, n° 36, Paris, PUF, 2002, pp. 56-57).
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